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Livres et tendances actuelles: "ces ondes perdues, lectures que vous pouvez faire, heures que vous pouvez perdre"

Flâner entre les rayons d’une librairie, feuilleter un livre qui nous attire sur une étagère et humer cette odeur de papier si particulière. Puis se plonger dans une lecture passionnante, dévorante et relever la tête à l’heure où le libraire nous demande de rentrer, sans avoir vu passer l’après-midi. C’est une sensation que connaissent tous les lecteurs passionnés, qui se retrouveront prochainement pour la Semaine du Livre. 

Ainsi, j’ai décidé de filer à la Central à Callao, pour retrouver ces ondes perdues. Je vous propose donc quelques livres qui ont attiré mon oeil, quelques lectures que vous pouvez faire, quelques heures que vous pouvez perdre. 

J’ai choisi pour ça un thème récurrent dans toutes ces lectures, le destin.

DESTINÉS À COMBATTRE : Dans cette catégorie, je vous propose des romans souvent inspirés de faits réels et de vrais personnages historiques, qui ont mené des combats incompris et controversés.

De nos frères blessés de Joseph Andras, paru en 2016 (éditions Actes Sud) :
ce roman qui a reçu le prix Goncourt en 2016 retrace le combat d’un ouvrier indépendantiste Algérien des années 1970. Militant communiste aux côtés du FLN, Fernand Iveton pose une bombe dans son usine, qui ne commet aucun dégât à part dans l’opinion publique ; il sera le seul Algérien condamné à mort pendant la guerre d’Algérie.
Pourtant, avant d’être le terroriste que la société voit en lui, il n’était qu’un homme attaché à ses terres et aux siens, un idéaliste qui voulait apporter la liberté à tous. Grâce à une écriture sincère, intelligente et franche, Joseph Andras livre un récit poignant à la racine de ce qui poussa son personnage à commettre l’irréversible et donne une vision ferme de la guerre d’Algérie.

De nos frères blessés de Joseph Andras, paru en 2016 (éditions Actes Sud) : ce roman qui a reçu le prix Goncourt en 2016 retrace le combat d’un ouvrier indépendantiste Algérien des années 1970. Militant communiste aux côtés du FLN, Fernand Iveton pose une bombe dans son usine, qui ne commet aucun dégât à part dans l’opinion publique ; il sera le seul Algérien condamné à mort pendant la guerre d’Algérie. Pourtant, avant d’être le terroriste que la société voit en lui, il n’était qu’un homme attaché à ses terres et aux siens, un idéaliste qui voulait apporter la liberté à tous. Grâce à une écriture sincère, intelligente et franche, Joseph Andras livre un récit poignant à la racine de ce qui poussa son personnage à commettre l’irréversible et donne une vision ferme de la guerre d’Algérie.

Enfant de salaud de Sorj Chalandon, paru en 2021 (éditions Grasset) : le roman est la voix du fils de Klaus Barbie, cet homme bien connu des livres d’histoire, recherché de tous les bords, portant 5 uniformes en 4 ans. Un jour la croix gammée au bras gauche, un autre la croix de Lorraine, ce livre poignant et fort retrace le procès et la condamnation de cet homme qu’on ne peut pas aimer, ni en officier, ni en père. Chalandon revient sur ces guerres dont son père était l’acteur, et la relation impossible qu’ils entretenaient.

À RIEN D’UN AUTRE DESTIN : Pour ceux qui croient en le destin, notre avenir serait tracé. Pourtant, il suffit d’un détail pour que notre chemin prenne une autre direction et c’est ce qui est arrivé aux personnages de ces romans

Sa mère de Saphia Azzeddine, paru en 2017 (éditions Stock) : née sous X, nous suivons le destin de Marie-Adélaïde, caissière et errante. Du jour au lendemain, on lui propose un poste de nounou pour une riche bourgeoise, avec qui elle entretiendra une relation étrange. Portrait de deux femmes aux passés et aux futurs si différents. L’auteure apporte une vision de la lutte des classes et du déterminisme social simple mais franche.

L’étrange rêve d’une femme inachevée de Libar M. Fofana, paru en 2012 (éditions Gallimard) : le personnage principal de ce roman est en fait double, ce sont deux soeurs siamoises, liées à vie pour ne former qu’un mais aux envies différentes. Elles s’uniront d’abord face à l’exclusion qu’elles subissent, créant un véritable cercle vicieux de la solitude, qu’elles vivront ensemble mais séparément. Est-il possible d’avoir son propre destin quand on vit dans le même corps ? Cette quête d’identité et de sens porte un côté dramatique avec humour et légèreté.

Numéro deux de David Foenkinos, paru cette année (éditions Gallimard) : Nous connaissions déjà Daniel Radcliffe, mais ici c’est celui qui aurait pu prendre sa place que nous apprenons à connaitre, celui qui a participé au casting pour incarner Harry Potter, qui faisait partie des deux derniers, mais ne deviendra pas mondialement célèbre. Un destin raté, qui nous apporte des clés pour comprendre cette chaine de cause à effet et de coincidences qu’est la vie.

NOTE DESTIN COMMUN: les auteurs français imaginent des scénarios apocalyptiques, inspirés des dérives du monde actuel et de la récente pandémie. Rassurants ou complètement angoissants.

2084 : la fin du monde de Boualem Sansal, paru en 2015 (éditions Gallimard) : ayant reçu le grand prix du roman de l’Académie Française en 2015, ce roman parallèle de celui d’Orwell aborde une société contemporaine angoissante 100 ans après 1984. Ce pays est l’Abistan, du nom du prophète Abi, incarnant les dérives du radicalisme d’aujourd’hui. Cette religion prend tellement de place, qu’elle impose un système de surveillance sans limite et un modèle de pensée unique. Ati sera le seul à les remettre en cause, quitte à risquer sa vie en engageant une enquête dangereuse. Dans cette saga politique qui aborde tous les risques de notre société actuelle, on ne sait jamais s’il faut rire des situations cocasses présentées, ou s’en inquiéter.

Mes derniers mots de Santiago H. Amigorena, paru en 2015 (éditions POL) : voyage temporel jusqu’en 2086, où la population mondiale se voit décimée par un virus inconnu mais foudroyant. Les rares survivants se regroupent pour partager les dernières pièces de l’humanité, que le narrateur énumère du haut de ses 20 ans.

DES DESTINS LIÉS OU ENTREMÊLÉS : si chacun a son chemin, ils peuvent se croiser puis s’éloigner à l’infini.

DESTINÈES À ÊTRE UNE FEMME INDÉPENDANTE: deux grands livres sur l’émancipation, en tant que femme ou en tant que Marocaine.

 

Regardez-nous danser de Leila Slimani, paru en 2022 (éditions Gallimard) : à la suite de « le Pays des autres », l’auteure maintenant reconnue en France, nous plonge dans l’intimité de ce couple mixte partagé entre le Maroc et l’Alsace de 1968. Ils vivent dans un pays qui a retrouvé son calme après les fortes émeutes qui l’a touché, et leurs enfants grandissent. Slimani représente un nouveau pan du Maroc, coincé entre la pauvreté et la bourgeoisie avec des personnages peaufinés et toujours passionnants.

 

Arbre de l’oubli de Nancy Huston, paru en 2021 (éditions Actes Sud) : Shayna, une femme frêle arrivant à Ouagadougou, porte toutes les questions du féminisme, de la laïcité, du genre et de la procréation dans ce roman à couper le souffle. On fait face à une interconnexion d’humains dans une lyrique virtuose.

 

Article rédigé par Justine Rochaix, colaboratrice chez France Madrid
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