À la fin du XXème siècle, une grande enquête réalisée sur les pratiques culturelles des Français révèle que 5 millions de personnes (la moitié étant des jeunes) jouent d'un instrument de musique ou chante.
Jack Lang, qui est alors ministre de la Culture, imagine alors une grande manifestation populaire qui permettrait à tous les musiciens de jouer et de se faire connaître le temps d'une soirée festive.
C'est ainsi que naquit la toute première Fête de la Musique : le 21 juin 1982.

Ce jour a été sélectionné car c’est le plus long jour de l’année, celui du solstice d’été : le passage à l’heure d’été. Gratuite et ouverte à tous les musiciens, amateurs et professionnels, la Fête de la musique s’adresse à tous les publics et met en valeur tous les genres musicaux.
Son credo étant que chacun puisse se produire, jouant le style musical qui lui plaît, sans but lucratif, dans des lieux ouverts (en plein air) ou dans des espaces qui ne sont pas traditionnellement des lieux de concert (hôpitaux, musées, écoles…) ! Et proposer ainsi un grand évènement populaire source d’échange et de découverte.
On estime généralement que plusieurs millions de personnes participent à la Fête de la musique en France chaque année, souvent entre 10 et 20 millions de participants et spectateurs.
C’est donc une fête très populaire !
La fête de la musique a même son propre site et sa programmation officielle pour la ville de Paris.
Si la fête de la musique est une idée d’origine française, elle a vite été contagieuse et aujourd’hui plus d’une centaine de pays d’Europe la célèbrent (120 pays, 1000 villes pour vous donner les chiffres exactes).
Elle fédère des acteurs très divers : établissements culturels et scolaires, réseaux diplomatiques, collectivités locales et territoriales, ministères de la culture, associations, professionnels de la musique ou encore écoles de musique. À travers cet événement commun, ces organisateurs publics et privés témoignent de leur volonté de favoriser une meilleure connaissance des réalités artistiques de leurs pays et de développer des relations interculturelles.
La Fête de la musique n'a pas cependant pas encore acquis dans le monde l'ampleur et la régularité qu'elle a acquise en France, car elle dépend largement de la volonté (et des moyens) des organisateurs locaux issus des milieux associatifs (mais souvent aussi sous l'impulsion des réseaux francophones) ; même si l'évènement est devenu dans certains pays populaire et spontané (comme dans les régions francophones de Belgique et de Suisse ou certains pays d'Amérique latine), avec de nombreuses festivités d'initiative locale et privée, un support actif des pouvoirs publics en matière d'organisation et de sécurité et certaines modifications comme à Genève où la fête dure trois jours le weekend le plus proche du 21 juin.
L'UNESCO décide en 1975 de célébrer la Journée internationale de la musique le 1er octobre.
La manifestation s'étend rapidement à l'Europe, en commençant par la Belgique en 1984, puis à travers une année européenne spécialement consacrée à la musique en 1985. Première capitale européenne de la culture la même année, Athènes est choisie pour inaugurer l'européanisation de l'événement, qui a également lieu à Barcelone, Chypre, Hambourg, Luxembourg, Madrid, Malte, Namur et Rome. Et même au-delà de l'Europe, comme à Hong-Kong, Moscou et Singapour.
Théodora
Boss Lady affirmée, française d’origine congolaise, cette artiste pop a attirée tous les regards à la sortie de son titre « Kongolese sous BBL » sorti en 2024. Et pour cause, artiste engagée, elle représente bien la fougue de la nouvelle génération.
Son excentricité a permis à Théodora de se démarquer et de gagner le cœur des auditeurs au point qu’elle figurait en 2025 à la quatrième place des plus gros vendeurs d’albums en France, soit la meilleure performance pour une artiste féminine.

Feu chatterton !
Groupe de pop-rock fondé en 2011 à Paris, rencontre entre la poésie et la musique, tel que l’incarne leur nom - en référence au poète Thomas Chatterton.
Ils mêlent un univers poétique et littéraire sur fond de musique aux accents électroniques. Beaucoup les comparent à Zaho de Sagazan.
Danyl
Issu d’une famille franco-algérienne, Danyl présente un nouveau style que l’on pourrait nommer de la « New Raï ». Ce mélange entre le Raï (genre musical algérien né au début du 20e siècle) et de la pop voir de la variété française donne un style de musique entraînant mais aussi touchant. Il nous parle de l’exil ou de l’amour impossible.
Danyl vient donc redonner une touche de modernité à son héritage musical et décomplexe l’usage de la langue arabe dans la pop française.
Et, pour ceux qui souhaitent plus de contenu sur la fête de la musique, voilà un article sur le site d'Ouest France et une vidéo d'ARTE !

Article rédigé par : Anna Puyrenier, rédactrice culturelle chez France Madrid.





